Le vendredi 19 février, nous nous sommes rendus à l’université de Mons pour assister à une « micro-conférence » sur les pollinisateurs, de leur apparition jusqu’à nos jours.

5 & 6TQ environnement à l'Umons

1, – La Génèse

Leur apparition s’est faite en même temps que les plantes à fleurs , à la fin du Crétacé (extinction des dinosaures).

Ces dernières nécessitaient un transport de leur pollen afin de permettre leur reproduction avec une autre fleur de la même espèce.

Le pollen, transporté par les abeilles, bourdons ou autres insectes se déplaçant de plante en plante, se dépose dans l’ovaire afin de permettre la reproduction. Cela se réalise quasi sans problème depuis environ 65 millions d’années.

2, – Le déclin

Mais aujourd’hui , il y  a un élément perturbateur: l’Homme et surtout sa révolution industrielle . Ce dernier a envahi les habitats des pollinisateurs, qui ont vite commencé leur  déclin.

Les causes de cette baisse de population sont diverses :

  • le réchauffement climatique dû à l’augmentation de la concentration en gaz à effet de serre,
  • l’utilisation de pesticides dans les cultures « industrielles »,
  • la présence d’agents pathogènes (maladies) dangereux pour les abeilles
  • la transformation de leur habitat pour des zones urbaines ou des usines et carrières polluantes,
  • l’usage des pesticides
  • pratique agricoles intensives
  • etc

Tous ces changements sont dangereux pour tous les animaux, mais aussi pour l’Homme.

Effectivement, si les pollinisateurs disparaissent, les plantes ne se reproduiront plus (à part certaines céréales) ou les rendements seront moindres. Si il n’y a plus de plantes, les herbivores ne sauront plus se nourrir et disparaîtront.  Comme le dit une célèbre phrase: « Si les abeilles venaient à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quatre années devant elle. »

3, – Les recherches

Heureusement, de nombreux scientifiques recherchent des moyens de protéger les pollinisateurs.

Nicolas Brasero a développé,  lors de la conférence , son travail à l’université de Mons.

Tout d’abord, afin de les sauver, il faut comprendre comment les abeilles fonctionnent. C’est de cela que s’occupe la systématique, elle classe les différents être vivants en fonction de leurs critères physiques, chimiques et génétiques.

Les abeilles appartiennent donc au règne animal, à l’embranchement des Arthropodes (animaux invertébrés au corps segmenté), au sous-embranchement des Hexapodes (6 pattes), à la classe des Insectes (corps en 3 parties, exosquelette de chitine, 3 paires de pattes articulées, antennes), à l’ordre des Hyménoptères (4 ailes membraneuses et pièces buccales de broyeur-lécheur), à la famille des Apidés (les abeilles et les bourdons).

Elles sont ensuite réparties en différents genres et différentes espèces. Il y a également des différences génétiques qui peuvent se faire au sein d’une même espèce, pour s’adapter à l’environnement et donc se protéger de certains prédateurs.

En observant leur habitat (pour chaque espèce), on peut en recréer un semblable afin de les conserver.

On peut varier les fleurs pour chaque espèce, les Megachillidae et les Apidae préféreront des fleurs  à corolle longue, tandis que d’autres pollinisateurs comme les Colletidae, Halictidae, Andrenidae et Mellitidae auront un penchant pour celles à corolle courte.

4,-  Les solutions

De nombreux moyens sont aujourd’hui mis en oeuvre pour conserver nos précieuses abeilles, qui sont au nombre total de 20 000 espèces dans le monde, dont 2 000 en Europe et 370 en Belgique.

Tout d’abord, de nombreux aménagements de parcs ou dans les villes sont prévus pour attirer ces insectes.

Il  existe  également des ruchers didactiques, afin de sensibiliser les personnes à l’importance de la conservation des abeilles.

On peut aussi faire nous-mêmes des aménagements dans notre jardin.

Il est également favorable de garder des tas de sable sur d’anciennes carrières, et de conserver ces dernières.

Il est également possible de fabriquer soi-même un hôtel à insectes, pour attirer entre-autres , les Megachilles.

Ce sont des solutions pour conserver une grande biodiversité, et également notre propre espèce.

5, – Conclusion

C’est donc la fin de cet article, j’espère qu’il vous aura plu. En tout cas, j’ai trouvé les explications de Nicolas Brasero importantes car trop peu de personnes se préoccupent des problèmes qui peuvent être causés par l’Homme.