De quoi s’agit-il ?

Afin d’évaluer l’état de « pollution » d’un environnement, on peut y introduire des animaux sentinelles tels que des rats, des taupes, des vers de terre ou des mollusques. Après un séjour dans ce milieu pollué, on va récupérer l’animal dans le but d’étudier l’impact des polluants sur leurs organes. On peut ainsi déterminer le degré de dangerosité pour l’écosystème et donc pour l’homme. On utilise d’ailleurs le rat dans le cas particulier des décharges de déchets ménagers qui ont été enfouis sous la terre.

Il y a longtemps que les animaux sont utilisés comme « marqueurs » de l’état de l’environnement. C’était déjà le cas dans les galeries de mine, où les mineurs emportaient un canari qui, étant vingt fois plus sensible que l’homme, les prévenait en mourant, de la présence de « grisou » .

Informations données par ces animaux

Elles sont de deux types :

– présence de polluants dans les tissus qui renseigne sur la « qualité de l’environnement.

– les signes de toxicité qui renseignent sur les dangers d’être exposé à ce milieu en particulier.

Quelles espèces sélectionner ?

On choisit bien sûr un animal vivant, déjà ou,  à proximité du site pollué. Il faut, également, choisir une espèce « abondante » sur les lieux mais aussi « facile à récolter (insectes, coquillages). De cette manière, les prélèvements sur l’espèce ne lui causeront aucun préjudice. La taille de l’animal est très importante, elle doit permettre des prélèvements faciles et en suffisance.

Avantages et limitations des dispositifs d’animaux sentinelles

Les animaux ayant une durée de vie plus courte que l’homme, on peut donc mesurer les effets des polluants sur un cycle de vie complet (vie d’un rat=2 ans).

Par contre, même si les informations données sont précieuses, on peut difficilement tout extrapoler à l’homme. Il faut aussi tenir compte d’autres éléments qui influencent les organismes des animaux comme les saisons, les cycles de reproduction ou plus simplement une variation de température dans le cas particulier des espèces aquatiques.