1.-L’abeille


Nous savons tous ce qu’est une abeille mais nous pensons rarement aux répercussions qu’elles peuvent avoir sur notre environnement. La reproduction, l’évolution et la diversité du monde végétal dépendent d’elles et comme leur régime alimentaire est basé sur le pollen et le nectar, elles sont les meilleurs vecteurs de pollinisation (sachant qu’une abeille peut transporter jusqu’à 70% de son poids en pollen). En effet 80% des espèces végétales ne sauraient subsister sans l’interférence d’insectes pollinisateurs (comme les arbres fruitiers et les plantes oléagineuses).
Elles sont attirées par le parfum des pétales. Ensuite, l’abeille se frotte sur les étamines en allant recueillir des milliers de grains de pollen avant de se rendre sur la fleur suivante et d’y déposer le pollen sur les stigmates. Comme les fleurs ne sont pas issues de la même plante, elles assurent une fécondation croisée assurant ainsi une biodiversité.
Mais malgré ce formidable vecteur de pollinisation, nous assistons depuis quelques années à une diminution de la diversité des pollens. Nous avons déjà perdus 2/3 des pollens abondants sur terre il y a 50 ans. Malgré cela on serait tenté de croire que les élevages des apiculteurs pourrait couvrir ce manque mais c’est faux car les abeilles ont une durée de vie de 30 jours et environ 30% des individus doivent être remplacés chaque années.

2.-Les insecticides tuent les abeilles

Depuis l’ère industrielle, nous tentons de produire toujours de plus en plus de ressources et de nourriture pour pouvoir nous nourrir. Pour y parvenir, nous avons créé des pesticides, des molécules de synthèse capables de dérégler ses mécanismes de reproduction. Mais il faut savoir que les abeilles sont des animaux possédant un système immunitaire beaucoup plus sensible que les autres insectes. Pourtant le comble de l’ironie fut de découvrir que les abeilles des villes (moins exposées aux insecticides répandus en masse dans les champs cultivés) ont tendance à être en meilleure santé que les abeilles de nos campagnes.

3.- Le danger des changements climatiques

Les abeilles sont très sensibles aux changements climatiques en effet lors de l’hiver 2005, les abeilles ne sont pas suffisamment sorties de leurs ruches à cause du froid et elles ont développées des maladies. Ensuite lors de la sécheresse de juillet 2006, les abeilles n’ont pas eu la possibilité de recueillir suffisamment de pollen pour subvenir aux besoins de la ruche. En plus des conditions climatiques inhérentes au réchauffement global, la culture de plantes mellifères a été fortement réduite ces dernières années, les bordures des routes, les haies et même les champs cultivés ont été désherbées pour en chasser toutes « mauvaises herbes » qui sont pourtant les meilleures plantes permettant d’assurer une diversité biologique. Mais en plus de ces changements inhérents à notre vie moderne, l’abeille a été exposée à des prédateurs et des parasites (coléoptère envahissant les colonies, champignons parasites et parasites tueurs). De plus suite aux importations à l’échelle mondiale, l’homme a importé un redoutable prédateur à l’abeille: le frelon asiatique (qui capture les abeilles pour les livrer à ses larves).

4.-Epilogue ou conclusion

Les abeilles sont aussi importantes que fragiles. Je pense en effet que les protéger est notre devoir à tous. Merci à vous qui me lisez de m’y aider.