Introduction

Le lundi 13 janvier , un représentant de l’asbl Adalia est venu nous présenter une conférence sur la lutte intégrée en espace vert et sous abris. Au cours de son exposé, il nous a parlé des auxiliaires de jardin et de leurs utilités. C’est donc de ce sujet que j’ai décidé de vous parler tout au long de cet article.

1. Qu’est ce qu’un auxiliaire de jardin?

Les auxiliaires de jardin sont soit des animaux ou des végétaux qui permettent de réguler des populations de ravageurs de jardin. En effet, certaines plantes ont un effet biocide sur d’autres. Les insectes sont de bons auxiliaires de jardin : ils sont très utiles pour lutter contre les parasites du jardin. Les auxiliaires peuvent aussi être des bactéries ou des virus qui provoquent certaines maladies chez les insectes nuisibles (exemple, les muscardines dans le cas de champignons).

Quelques auxiliaires : araignée, guêpe, syrphe, musaraigne, bousier, papillon, perce-oreille, abeille.

  • Ces individus sont considérés comme auxiliaires parce qu’ils se nourrissent pour la plupart d’insectes (de larves d’insectes ravageurs), et d’autres sont pollinisateurs!
  • Autre cas particulier : la taupe. Bien qu’au première abord, on la jugerait ravageur puisqu’elle ravage notre jardin, elle est en fait un très bon auxiliaire, grâce à son régime alimentaire insectivore. De plus, avec ses galeries, elle permet une bonne aération du sol.

Les interactions entre ces différentes espèces ne sont pas uniquement « de prédation », il y a aussi du parasitisme (exemple : la micro-guêpe pond à l’intérieur des pucerons qui deviendra le premier repas de la larve).

2. Qu’est-ce qu’un ravageur?

Un ravageur est un organisme qui nuit aux végétaux ou aux cultures.

Quelques ravageurs : campagnol, tipule, puceron, aleurode, charançon.

  • Ces individus sont considérés comme ravageurs parce qu’ils sont phytophages³ ou certaines espèces sont défoliatrices³. Sans compter que leurs larves peuvent se nourrir de racines, de fruits et certains d’entre eux produisent du miellat (substance sucrée, collante).
  • Cas particulier : la fourmi, bien qu’elle aide en tant que décomposeur, elle pose problème parce qu’elle protège les pucerons pour récupérer le miellat qui est une de leur ressources alimentaires.

 

3. L’utilité des auxiliaires

Ils permettent de réduire l’utilisation de pesticide, dans ce cas ci, notamment les insecticides. C’est une lutte biologique²!

  • Par exemple, l’importation de coccinelles près de plantes envahies de pucerons permettra de laisser tomber les insecticides (qui peuvent à la fois contaminer le sol, rendre une production polluée et non saine. Sans compter les risque de maladie) au profit de l’appétit vorace des larves de coccinelles.  Pour attirer des coccinelles près de son potager, il suffit d’y planter l’achillée et la tanaisie, plantes où elles aiment pondre leurs œufs. l’écorce très rugueuse de certains arbres leur offre un abri où hiverner.
  • L’installation de tournesol est aussi un bon exemple, les abeilles aiment ses fleurs, les oiseaux ses graines. Par conséquent, en plus d’avoir des oiseaux qui se feront une joie de se nourrir d’un tas de nuisible, cela apportera aussi des pollinisateurs!

Conclusion

Les meilleurs armes que nous possédons sont déjà présentes dans la nature, il n’est dont pas nécessaire de participer à la pollution de notre environnement pour supprimer ces nuisibles.

Lexique :

1Biocide : (étymologiquement : bio + cide qui tue la vie)

²Lutte biologique : utilisation d’organisme utiles vivants ou de leur produit pour empêcher ou détruire les pertes ou dommages causés par des organismes nuisibles aux productions végétales.

³Phytophage : Qui se nourrit de plante ( défoliatrice : qui se nourrit de feuilles )

Sources