A l’heure des choix, il est difficile de prendre la bonne orientation. Ce sera pourtant le défi de chaque élève,  en fin de quatrième,  qui choisira une filière technique. La section technicien(ne) en environnement est ouverte depuis 2006 et depuis lors, nous ne cessons de convaincre notre entourage sur la valeur de ce secteur.

Encore aujourd’hui, les élèves doivent très trop  souvent batailler auprès de leurs proches ou connaissances afin de les persuader du bien fondé de leur orientation. Technicien en environnement ?  On fait quoi avec ce diplôme ? On trouve du travail au moins ? Les remarques sont parfois nettement moins tendres.

Comme si,  dans les autres branches du technique : agent d’éducation, horticulture, art plastiques, puériculture, assistant pharmacien, ventes  et j’en passe, il était si évident de trouver du travail.

Pour fixer nos pensées, je vous propose de faire un tour des menaces potentielles à l’emploi.

1, – Délocalisation 

A moins de vouloir prendre volontairement le sac à dos et partir, il y a forcément ici aussi , un “chez soi” qui ne demandera qu’à être protégé et/ou géré d’un point de vue environnemental.  Les analyses de laboratoire risquent ( peut-être ) d’être traitées ailleurs mais la plupart des tests peuvent être directement analysés sur place et ce,  dés la prise d’échantillons (eau, sol, air,..). Pourquoi s’embêter d’un transport long et coûteux si tout peut être fait par le technicien sur le terrain. Le risque de faire venir de la main d’oeuvre étrangère – moins coûteuse – subsiste mais le secteur  est tellement dépendant des conditions météo et du rythme des saisons qu’il devient difficile de faire venir,  sur une longue durée,  des personnes à bas prix.

Sur ce premier point, le secteur de l’environnement s’en tire plutôt bien.

2, – Dématérialisation 

Les commerces de détail ont du souci à se faire. Des géants de la grande distribution cassent les prix et on peut se faire livrer, à peu près tout, de chez soi. S’ajoute à cela, un  certain nombre de produits qui sont numérisés et donc dématérialisés.  Depuis quand n’avez vous plus acheté un DVD ? Ou un livre ? Peut-être,  êtes- vous un inconditionnel du papier ?  Sachez que les élèves,  eux,  en déplacement,  prennent déjà notes sur leur smartphone (le nouveau couteau suisse du randonneur) , s’orientent grâce à la 3G voire la 4 et photographient  les plantes et oiseaux afin de les identifier directement.

Pour en revenir à notre sujet, je dirais que les cartes numérisées, la géolocalisation, les applications d’identification (oiseaux- plumes et chant, plantes, …) ouvrent justement les portes du secteur à un public plus large,  plus nombreux,  encore plus soucieux et respectueux de son environnement. De ce fait, il faudra toujours des personnes de terrain, connaissant bien la région  pour concevoir de nouveaux circuits, les baliser, les entretenir, les commenter en voix off ou en live.  Encore un point,  en faveur de l’environnement !

3, – Robotisation 

Elle se profile au loin la menace du robot intelligent qui viendra nous remplacer à bon compte. Les films de science- fiction en sont d’ailleurs légion depuis des années.  Dans une trilogie célèbre, Matrix pour ne pas la nommer,  nous ne sommes plus que des piles humaines.

Pour argumenter ce point, je vais passer le relais à un logiciel et les résultats sont plutôt bons pour le technicien en environnement. Sympa la machine 🙂

BB8 ne remplacera pas un futur technicien en environnement par contre, d’autres secteurs sont nettement plus menacés.

Les graphiques affichent les secteurs les plus susceptibles d’être remplacés par des robots. Plus un métier se situe loin dans le classement, plus ce métier est viable dans le temps.

 

technicien en environnement

assistant ventes

technicien pharmacien

assistant éducation

Vous ne me croyez pas ? Testez-le vous-même ICI 

4, – L’Ubérisation 

Ce néologisme fait trembler tous les anciens acteurs traditionnels de la majorité  des secteurs. Ce phénomène se développe pour contrecarrer les intermédiaires des grandes structures et diminuer finalement les coûts de l’utilisateur.

Les métiers de l’environnement sont très divers, il n’est pas impensable que l’on assiste à une ubérisation de certaines filières et notamment en lien avec l’agriculture. Il faut néanmoins garder à l’esprit que pour le moment,  la plupart des métiers de l’environnement dépendent de près ou de loin de l’Etat et sont, en partie,  subsidiés par lui  et de ce fait protégés.

En conclusion

Les filières sont de plus en plus nombreuses et de nouvelles perspectives de métiers s’ouvrent encore chaque jour. Le monde commence enfin seulement à s’intéresser  à son environnement  et il y aura des opportunités pour vous, ici aussi,  cher technicien en environnement.

Pour terminer, que choisir ?

Pour se documenter sur les filières et les métiers,  voici une liste non exhaustive des métiers en lien avec le secteur. Faites votre choix !

- Prévenir et traiter les pollutions et les risques : acousticien, biochimiste, biologiste, chargé d’études,directeur environnement, écotoxicologue, géologue, ingénieur analyste de l’air, ingénieur environnement,ingénieur en dépollution, ingénieur fluides, inspecteur des installations classées, inspecteur en génie sanitaire, ingénieur du contrôle du bruit, météorologiste, responsable QSE, risk-manager, sismologue,biotechnologue, technicien de mesure de la pollution, technicien supérieur de maintenance et d’exploitation en climatique, volcanologue.

- Gestion de l’eau : goûteur d’eau, hydraulicien, hydrobiologiste, hydrogéologue, responsable d’usine d’eau potable, responsable de réseau d’eau potable, technicien d’exploitation de l’eau, agent et technicien de station d’épuration, responsable de station d’eau ou d’épuration, océanologue.

- Gestion des déchets : chef d’exploitation d’une usine d’incinération, ingénieur en traitement des déchets, chargé de mission valorisation agricole, responsable d’usine de compostage, Responsable du site de traitement des déchets.

- Les métiers de l’énergie : chargé d’affaire en génie thermique et climatique, chef de chantier en génie climatique et sanitaire, chef de projet en énergies renouvelables, ingénieur en énergies renouvelables,ingénieur en génie thermique, technicien thermicien, technico-commercial thermicien.

- Protéger la nature : agent technique d’entretien des cours d’eau, agent technique forestier, garde du littoral, garde-chasse, garde-pêche, garde-moniteur du parc national, ingénieur des travaux des eaux et forêt, ingénieur du génie rural des eaux et forêts, technicien de rivière, agriculteur biologique, ingénieur agronome, élagueur.

- Valoriser le cadre de vie : chargé de mission environnement, conseiller en agro-développement international, conseiller en management environnemental, éco-conseiller, inspecteur des installations classés, paysagiste, urbaniste, agent d’entretien de l’espace rural, agent d’entretien des espaces verts.

- Sensibiliser et éduquer : animateur nature, chargé de communication environnement, juriste en droit de l’environnement, conseiller info-énergie.

 Sources 

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/les-robots-intelligents-vont-ils-creer-un-taux-de-chomage-record-951542.html

http://www.bbc.com/news/technology-34066941

http://www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/environnement-developpement-durable/

https://www.terretous.com/category/entretiens-personnes-ressources/

http://www.lesmetiers.net/orientation/c_5750/recherche?linkContent=p1_195562&types=generated.Video#refresh-0