Introduction

C’est désormais devenu un classique de début d’année et  c’est toujours avec autant d’enthousiasme que les élèves participent à une journée de gestion dans la réserve naturelle des « Marionville« .
Pour ne pas faillir à notre « rendez-vous » nous nous sommes donc rendus, ce vendredi 25 octobre, sur le site de la réserve sous les signes précurseurs d’une ambiance d’Halloween (merci Michel, merci James).

Happy Halloween

Une espèce invasive difficile à éradiquer

Petite variante par rapport aux années précédentes, nous avions pour mission de gérer une espèce invasive et non la moindre la renouée du Japon.
Sous la tutelle de Monsieur Swinnen, les élèves ont donc fait des tas avec la renouée fraichement fauchée par les agents de terrain (Benoit Tonin et Florian Marbaix). Cette espèce dont vous pouvez consulter sa fiche technique sur le site la région wallonne est très répandue dans la réserve.  Son mode de dispersion en est principalement la cause. En effet, les rhizomes (ou tiges souterraines) de cette espèce invasive régénèrent facilement de nouveaux individus. Ils forment un réseau qui s’étend dans le sol à plusieurs mètres autour de la plante. Une fauche pour être efficace doit être renouvelée tous les 15 jours afin d’épuiser la plante et limiter ses chances de survie.

Paradoxalement à la luxuriance de son feuillage, la renouée n’offre pas grand chose à son entourage. Elle n’accorde  ni le gîte ni le couvert à la faune indigène et elle ne laisse que peu de lumière aux autres plantes. D’où l’importance de la gérer comme il se doit. La mise en tas par les élèves sera donc suivie d’une incinération lorsque les tiges seront sèches.

Mise en tas de la renouée du Japon

La gestion de la roselière

La seconde partie du travail fut consacrée à la coupe des saules sur une autre parcelle. La roselière doit être régulièrement  entretenue sous peine d’être envahie au profit des saules. Si vous désirez en savoir plus sur la gestion réalisée vous pouvez consulter l’article s’y référant : Gestion à Marionville 

Conclusion

Généralement, les gens ne sont pas ou peu  au courant de la problématique des espèces invasives. AlterIAS  est un projet de communication qui vise à sensibiliser sur le sujet , le milieu horticole , les professionnels  pour atteindre finalement le grand public (les amateurs de jardin).  Le premier axe est donc d’éviter que les particuliers ou autres n’achètent encore des espèces invasives et qu’ils leurs préfèrent des espèces indigènes. Ensuite si la présence ou pire  l’invasion n’ont  pu être évitées, ils donnent des conseils de gestion afin d’éviter une trop forte prolifération via des contaminations du type compostage ou remblais de terres contaminées.

Il est important de communiquer sur les espèces invasives  pour éviter une prolifération plus importante. Rien de mieux qu’une espèce indigène pour procurer une base solide à la biodiversité de nos régions.

 

La journée en images :